Oiseaux exotiques

Oiseaux exotiques

Sous l'appellation « petits exotiques », on regroupe l'ensemble des petits oiseaux de volière issus des régions tropicales, granivores, et de petite taille. Il s'agit donc d'une palette d'oiseaux très variée. Depuis l'arrêt des importations, en provenance d'Afrique ou d'Asie, dans les années 2000, beaucoup de ces petits oiseaux sont devenus très rares et trop chers pour les amateurs.

Vous trouverez donc dans cette rubrique un nombre limité d'espèces d'oiseaux exotiques membres de la famille des Estrildidés, laquelle regroupe déjà un nombre important de spécimens et correspond aussi aux oiseaux les plus courants en élevage, aux côtés du canari et des perruches. Mais vous trouverez également toutes les informations et conseils précieux pour accueillir ces petits oiseaux exotiques à la maison.

Au sein de ladite famille, il y a principalement trois groupes de passereaux : les diamants, originaires d'Australie et d'Océanie, les astrilds proprement dits, majoritairement africains et les lonchuras ou capucins, dont la répartition géographique englobe le Sud de l'Asie, une partie de l'Océanie et l'Afrique. Toutefois, ce classement issu des habitudes, ne correspond pas à celui en vigueur aujourd'hui, comme nous le verrons au fil des articles.

Les oiseaux exotiques et la législation

Il est important, même pour un éleveur amateur, de connaître le statu de protection des espèces d'oiseaux exotiques, car il en découle certaines obligations.

8 espèces d'Estrildidés se trouvent dans une situation dangereuse à l'état naturel

Etant dans une situation dangereuse, cela met en péril leur survie à long terme. Ces huit espèces sont :

  • L'astrild vert,
  • L'astrild de Shelley,
  • L'astrild du Niger,
  • Le diamant de Gould,
  • Le diamant de Luçon,
  • Le padda,
  • Le capucin des Arfak.

On remarque que parmi ces huit espèces, deux sont très courantes en élevage : le diamant de Gould et le padda.

La convention internationale de Washington régule le commerce des animaux et des plantes entre les États. Elle classe les espèces considérées comme vulnérables dans trois annexes. Celles de l'annexe 1 ne peuvent faire l'objet d'aucune exportation depuis le pays d'origine. Celles de l'annexe 2 ne peuvent être exportées qu'après autorisation du pays d'origine, en nombre limité et fixe et accompagnées d'un document CITES. Enfin, les espèces de l'annexe 3 font l'objet de restrictions particulières à l'exportation, émises par certains États.

Deux espèces d'astrilds doivent faire l'objet de mesure particulières, selon ladite convention internationale : l'astrild vert et le padda. Ces deux-là sont placées en annexe 2. A noter également que la sous-espèce Poephila cincta cincta du diamant à bavette est aussi inscrite en annexe 2 et c'est celle qui est la plus répandue en élevage. Par ailleurs, bon nombre de petits astrilds africains font l'objet de restrictions de la part du Ghana et, à ce titre, figurent en annexe 3.

L'Union européenne s'est donnée d'une législation à peu près similaire où les annexes précédentes 1, 2 et 3 sont remplacées par des lettres A, B et C. On y retrouve les deux espèces et la sous-espèce ci-dessus, en annexe B. Mais le padda de Timor a été ajouté.

En France, pour pratiquer l'élevage d'oiseaux exotiques dans un but lucratif ou bien pour faire du commerce d'animaux d'espèces non domestiques, lbotention d'un certificat de capacités, délivré par la préfecture est nécessaire.