Les espèces d'oiseaux exotiques

Il existe 3 sous-familles d'oiseaux exotiques : les estrildinés, les lonchurinés et les erythrurinés. Elle recense 134 espèces, réparties dans 32 genres. Il s’agit de passereaux donc d’oiseaux de petite taille.
Perroquet gris du Gabon
Origine : Afrique centrale
Inséparables
Origine : Sud est de l'Afrique
Astrild ondulé
Origine : Large moitié sud de l'Afrique
Astrild à ventre orange
Origine : Sud de l'Afrique
Astrild à joues orange
Origine : Centre-ouest de l'Afrique
Amadine à cou coupé
Origine : Afrique de l'Est

Il existe 3 sous-familles d’espèces d’oiseaux exotiques : les estrildinés, les lonchurinés et les erythrurinés. Elle recense 134 espèces, réparties dans 32 genres. Il s’agit de passereaux donc d’oiseaux de petite taille.

La famille des Estrildidés

La famille d’oiseaux exotiques des Estrildidés est aujourd’hui subdivisée en trois sous-familles :

  • Les estrildinés, comprenant les astrilds vrais, les amadines et les amarantes.
  • Les lonchurinés, avec les diamants australiens et les lonchures.
  • Les erythrurinés, avec un genre unique, Erythrura, celui des papes et diamants océaniens.

Le classement usuel de ces oiseaux est basé sur des observations physiques, principalement et ne correspond donc plus tout à fait à la réalité, notamment pour les diamants australiens.

Nombre de ces oiseaux ont été utilisés à la maison comme espèces d’oiseaux exotiques de cage et de volière depuis le XIXè siècle. Mais peu d’éleveurs faisaient l’effort de les reproduire en captivité, étant donné les importations massives peu coûteuses.

L’australie ayant fermé ses frontières dans les années 1960, il en allait autrement pour les espèces d’oiseaux exotiques issues de ce pays et leur élevage s’est développé de manière important sur les 50 dernières années, quelquefois même dans des proportions extraordinaires (cas du mandarin, par exemple).

L’apparition de maladies virales aviaires faisant l’actualité, en particulier la fameuse « grippe » dans les années 2000, a changé la donne, les autorités européennes interdisant depuis les importations d’oiseaux sauvages, notamment en provenance d’Afrique ou d’Asie. Rapidement, les petits astrilds, autrefois courants, sont devenus rares et leur prix s’est envolé. Un temps certain sera sans doute nécessaire, au fur et à mesure que les élevages se développeront, pour qu’au moins certaines espèces redeviennent courantes.

Les astrilds arborent différents traits communs, parmi lesquels :

  • Une petite taille, comprise entre 9 et 15 cm,
  • Un bec court et assez fort, symbole d’un régime plutôt granivore, même si certaines espèces mangent aussi les insectes, en particulier celles qui se signalent par un bec plus fin, et des fruits (la figue surtout), notamment chez les diamants océaniens,
  • Des ailes courtes et arrondies,
  • Un plumage identique tout au long de l’année, à de très rares exceptions près,
  • Un dimorphisme sexuel peu marqué. Si chez certains, mâles et femelles sont nettemment moins dissemblables, les différences entre les sexes restent bien souvent ténues,
  • Des origines tropicales ou sub-tropicales,
  • Un milieu de vie généralement constitué par des plaines herbeuses, des buissons, des lisières de forêts non loin d’un point d’eau,
  • Des couples relativement unis, lorsqu’ils sont formés, avec très peu de changement de partenaires,
  • Une sociabilité variable : si le mandarin, les lonchures vrais ou le bec-de-corail sont grégaires, d’autres espèces sont en revanche plus territoriales,
  • La fabrication d’un nid fermé, avec une ouverture latérale, parfois ornée d’un porche ou d’un tunnel,
  • Le mâle pourvoit la majorité des matériaux de construction du nid,
  • Les oeufs sont normalement blancs, quelquefois bleutés, avec de rares marques,
  • Les deux parents se relaient pour couver,
  • Les oisillons sont dotés de marques caractéristiques, au niveau du bec, en forme de tubes, souvent vivement colorées.

D’autres espèces d’oiseaux exotiques

La famille des Estrildidés a été créée assez récemment, dans les années 1970. Auparavant, ses représentants étaient affectés à un ensemble beaucoup plus important comprenant, en outre, les tisserins, les veuves ou les moineaux. Il est à noter que ces autres oiseaux étaient eux aussi courants dans les oiselleries, jusque dans les années 2000. Issus très majoritairement d’importations, ces oiseaux exotiques, pour les mêmes raisons que celles évoquées ci-dessus, sont devenus rares dans no volières, d’autant que leur reproduction est souvent délicate.

De la même façon, de nombreuses espèces africaines d’oiseaux issues de la famille des Fringillidés étaient proposées dans les animaleries, au premier rang desquelles le serin du Mozambique et le chanteur d’Afrique.

Devenues très recherchées et donc chères, ces espèces d’oiseaux bénéficient de conditions de maintenance à peu près similaires à celles proposées aux Estrildidés. La différence principale se situe au niveau du caractère : les serins sont nettement moins sociables, que ce soit entre eux ou avec les autres oiseaux de la volière. Au moment de la reproduction, il est presque impossible de faire cohabiter d’autres oiseaux avec le couple nicheur et le mâle se montre brutal avec sa femelle. Malgré cela, les Fringilidés restent très apprécies des amateurs, tout particulièrement pour leur chant, souvent mélodieux.