Quels animaux voir sur l’île de Bornéo ? — Autour Des Animaux
Quels animaux voir sur l’île de Bornéo ?

Quels animaux voir sur l’île de Bornéo ?

Bornéo ne se limite pas aux orangs-outangs et aux singes nasiques : l’île est habitée par un nombre incroyable d’animaux étranges et merveilleux. Les chiffres de Bornéo sont impressionnants.

C’est la plus grande île d’Asie, avec une surface de 743 330km2. C’est aussi la troisième plus grande île du monde. Elle se divise en trois parties, gouvernées par le Brunei Darussalam et la Malaisie au nord et l’Indonésie au sud. Sa forêt tropicale a plus de 140 millions d’années.

Rivière Kinabatangan, Sabah, Bornéo.
Rivière Kinabatangan, Sabah, Bornéo - Photo : fisher_y/iStock

Bornéo, c’est aussi une très belle destination pour y voir des animaux magnifiques. Plus de 221 espèces de mammifères y vivent, le plus connu et le plus emblématique étant l’orang-outang, dont 35 000 individus promènent leur ventre rond dans la jungle de l’île.

Mais il y a aussi le singe nasique, le rhinocéros, l’écureuil volant et le macaque crabier. Il y a aussi plus de 420 espèces d’oiseaux. Certaines de ces espèces animales sont abondantes, d’autres sont tellement rares que vous pouvez visiter Bornéo cent fois sans jamais les apercevoir !

Quels animaux voir sur l’île de Bornéo ?

De plus, de nouvelles espèces sont découvertes chaque année. Grâce à un accord marquant entre les trois gouvernements de l’île en 2007, une zone de forêt tropicale de 220 000km2 est à présent protégée. Cela a permis aux défenseurs de l’environnement d’enregistrer 120 nouvelles espèces dans les sept années qui ont suivi. Il ne faut aucun doute que l’île de Bornéo continuera à fasciner les amoureux des animaux pendant très longtemps.

Le renard volant

Photo d'un renard volant
Photo: phototrip.cz/iStock

Avec une envergure de plus d’1,5m, la roussette de Malaisie est l’une des plus grandes espèces de chauves-souris au monde. Elle joue un rôle important dans la forêt en pollinisant les fleurs et en disséminant les graines. Le nom de grand renard volant lui vient de sa tête qui ressemble à celle d’un renard. Malgré sa taille et même perchée au sommet de la canopée, elle n’est pas en sécurité et est chassée assidûment. En effet, le seul état de Malaisie où elle ne peut pas être chassée est la sarawak, à Bornéo. Pourtant, c’est une créature remarquable que l’on trouve en groupes de 30 à plusieurs milliers d’individus volant chaque nuit et pouvant parcourir 50km sur un itinéraire menant à leur zone d’alimentation.

Une fois à portée d’un arbre fruitier, elle en fait le tour et se pose debout, avant de basculer la tête en bas pour se nourrir. Elle est souvent très bruyant, silencieuse seulement en vol, mais elle grogne surtout par nécessité pour signaler son propre espace aux autres roussettes. Elle peut aussi combattre bruyamment, en mordant et en boxant avec ses pattes.

Le chat doré de Bornéo, l’un des plus rares au monde

Chat de Bornéo (Chat bai)
Photo Jim Sanderson / Wikipédia

Il est révélateur que lorsque les scientifiques de l’Imperial College de Londres réussirent à prendre quelques images du chat bai, endémique de Bornéo en 2013, ils en firent un très grand cas. Rarement observé, photographié pour la première fois en 1998, cet animal est parmi les plus rares au monde. Seuls douzes spécimens ont été recensés et leur effectif actuel pourrait n’être que de 2500.

Le chat bai de Bornéo, ou chat doré, est nocturne et vit caché dans les forêts danses de l’île. On sait très peu de choses sur lui si ce n’est qu’il a la taille d’un chat domestique, une longue queue et une fourrure rousse ou grise, les deux types arborant une longue rayure blanche. On sait très peu de choses de son comportement concernant la reproduction ou son alimentation.

L’éléphant de Bornéo, pas plus grand qu’un humain

Éléphant de Bornéo
Photo feathercollector/iStock

L’éléphant pygmée de Bornéo est non seulement une sous-espèce de l’éléphant d’Asie, mais il appartient aussi à la plus petite de toutes les sous-espèces d’éléphants. Il est adorable avec sa tête ronde et ses grandes oreilles et est aussi remarquablement passif.

Environ 1500 éléphants de Bornéo vivent à l’état sauvage, la plupart dans les forêts et les vallées de l’État malaisien de Sabah, à Bornéo. Les efforts de protection sont nombreux ce qui donne un espoir pour l’avenir pour ce espèce classée en danger.

L’orang-outang de Bornéo

Orang-outan de Bornéo
Photo adilaksono

L’orang-outang est le singe le plus proche de l’homme avec près de 97% d’ADN en commun. Les peuples indigènes l’ont appelé « orang-hutan » qui signifie « homme de la forêt ».
L’orang-outang montre une intelligence remarquable dans son comportement et dans sa façon d’interagir avec ses congénères et son habitat. Le sommeil est très important chez ces animaux, puisqu’il occupe environ 40% de leur temps. Pour s’assurer une bonne nuit de repos, l’orang-outang choisit de dormir loin au-dessus du sol dans un nid qu’il construit lui-même.
L’orang-outang se nourrit de fruits, feuilles, oeufs, fleurs et miel. Il peut vivre jusqu’à 35ans. Son statut de conservation est classé en danger.

Le sanglier à barbe de Bornéo

Sanglier de Bornéo
Photo Fabrice STOGER

L’inspiration pour le nom de cet animal est évidente : sa tête allongée est couverte de poils blanchâtres sur le groin et les joues pouvant mesurer 15cm de longueur et formant une sorte de barbe broussailleuse qui le fait ressembler à un vieux sage. Sous cette barbe se trouvent deux verrues présentes aussi plus haut sur la tête.

Comme les cochons, il aime se vautrer dans la boue et adore la tourbe et les marécages. Et bien qu’il soit régulièrement au menu des hommes à Bornéo, le sanglier à barbe s’est bien adapté à la forêt tropicale de l’île. Il est relativement mince et actif durant le jour, surtout le matin et en fin d’après-midi. Il creuse pour trouver en abondance les racines et les vers de terre dont il se nourrit, appréciant aussi les fruits tombés, les graines et les bananes.

La nuit, pendant les périodes de migration, des centaines d’entre eux se rassemblent pour migrer sur de longues distances, menés par de vieux sangliers. Ils suivent aussi d’autres animaux notamment le macaque crabier pour manger leurs restes.

L’ours malais

Ours malais à Bornéo
Photo Martien Uiterweerd

L’ours malais est le plus petit des huit espèces d’ours existantes. On le reconnait facilement grâce à son museau court et ses petites oreilles rondes. Cet ours possède un odorat très développé, on l’appelle aussi « Honey Bear » (ours à miel) en anglais parce qu’il peut extraire le miel des nids d’abeilles avec sa longue langue. L’ours malais est l’espèce d’ours la plus rare au monde. Il reste actif toute l’année et vit en haut des arbres, où il fait son nid. Il peut y trouver des insectes en abondance. Il utilise aussi ses longues griffes pour extraire la sève des arbres ou ses mâchoires puissantes pour briser des noix de coco. Il lui est aisé de se déplacer dans les arbres grâce à sa petite taille, à son agilité et à ses pattes puissantes idéales pour grimper.

L’ours malais peut se montrer agressif s’il se sent menacé. Il peut blesser ses adversaires avec ses griffes longues et recourbées de couleur crème, et la peau lâche autour de son cou lui permet d’y rentrer sa tête en cas de morsures.

Le rhinocéros de Sumatra

Rhinocéros de Sumatra
Photo nuwatphoto

Bien que le rhinocéros de Sumatra soit un animal énorme, mesurant 1,45m de hauteur au garrot, c’est le plus petit rhinocéros au monde, mais aussi le plus menacé (statut de conservation classé critique).

Recouvert de poils et arborant deux cornes sombres, il possède un odorat et une ouïe affûtés et peut faire des points à 40km/h si besoin. Le rhinocéros de Sumatra présente un air ridé aux plis de la peau autour du cou et sur les pattes. C’est aussi un animal très vocal : il produit des sons courts et perçants, mais peut aussi chanter comme une baleine ou même siffler. Ces sont l’aident à annoncer un danger ou leur disponibilité pour s’accoupler.

En tant qu’herbivore, le rhinocéros de Sumatra trouve suffisamment de nutriments dans une alimentation à base de plantes et on le laisse en général tranquille, à part les chats sauvages qui le chassent parfois. Malheureusement, le braconnage humain, pour la kératine contenue dans ses cornes, a conduit à la réduction de son effectif à moins de 300 individus.

La panthère nébuleuse de Bornéo

Panthère nébuleuse de Bornéo
Photo phanefelin

Les panthères nébuleuses doivent leur nom aux grandes tâches irrégulières rappelant des nuages qu’elles portent sur leur pelage beige clair à brun. Comme ces motifs aident ces panthères à se confondre dans leur environnement végétal, elles ont rarement été observées par l’homme dans la nature. En 2007, il a pu être confirmé que les panthères nébuleuses trouvées à Bornéo et à Sumatra appartenaient à une espèce distincte : la panthère nébuleuse de Bornéo. Leur cousin le plus proche serait le tigre à dents de sabre, aujourd’hui éteint.

Les espèces découvertes récemment sur l’île de Bornéo

Grâce à un accord entre les trois gouvernements de Bornéo en 2007, les scientifiques ont eu la possibilité de découvrir de nombreuses nouvelles espèces.

L’akalat à sourcils noirs : en octobre 2020, deux habitants de Bornéo ont capturé ce passereau, l’akalat à sourcils noirs, que l’on pensait disparue depuis plus de 170ans. Ils l’ont pris en photo et l’ont relâché. Les photos publiées ont été repérées par des spécialistes, indiquant que « cet oiseau est considéré comme la plus grande énigme de l’ornithologie indonésienne ».

En raison de la crise sanitaire, les scientifiques n’ont pas pu se rendre sur place, mais ils espèrent pouvoir le faire prochainement afin d’étudier l’oiseau, son habitat et sa population. En Janvier 2020, cinq sous-espèces ont été déouvertes sur les îles de Taliabu, Peleng et Batudaka en Sulawesi, à l’est de Bornéo.

Phobaeticus chani : ce phasme est le plus long du monde : le plus grand spécimen enregistré mesure 56,7cm de longueur. Il a été découvert en 2008 et seules trois espèces ont été trouvées, toutes à Bornéo.

Barbourula kalimantanensis : cette grenouille a été observée en 1978, mais ce n’est qu’en 1995 que l’espèce a été décrite. En 2008, les scientifiques ont découvert que cette grenouille de Bornéo n’a pas de poumon, elle respire par la peau.

Ibycus de rachelae : cette limace jaune et verte est très rare et sa queue est trois fois plus longue que sa tête. Elle a été découverte en haute altitude sur des feuilles de la jungle de Bornéo. Elle a été décrite pour la première fois en 2008.

Eirmotus insignis : avec ses rayures caractéristiques qui le font comparer à un zèbre, ce poisson est l’un des 17 à avoir été découvert à Bornéo récemment, d’après WWF.

Pourquoi les animaux de Bornéo sont-ils menacés ?

Les forêts sont détruites : la demande en huile de palme à causé la déforestation pour faire de la place aux plantations. Les exploitations minières, les centrales hydroélectriques et les besoins en bois ont contribué à cette destruction.

Les animaux sont chassés : certaines parties du corps des animaux sont recherchées pour leurs soi-disant bienfaits en médecine. D’après WWF, les orangs-outangs sont de plus en plus vendus comme animaux de compagnie.

Conflits humain-animal : en 2013, 14 éléphants de Bornéo on été retrouvés morts sur une terre qui était sur le point d’être convertie en plantation. Les autorités ont suggéré qu’ils avaient pu être empoisonnés, ce qui a déclenché une colère générale.

Les incendies se multiplient : lorsque les arbres sont abattus et les forêts éventrées, celles-ci se déssèchent. Avec la chaleur excessive, les incendies peuvent se déclarer facilement, enfumant l’atomsphère, tuant de nombreux animaux et leur habitat.

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