Chats sauvages : 12 espèces à découvrir

Chats sauvages : 12 espèces à découvrir

Les chats sauvages vous fascinent ? Vous voulez en savoir plus sur ces créatures majestueuses, leurs habitudes et les endroits où les voir dans la nature ? Dans cet article, nous allons plonger dans le monde des chats sauvages. Vous apprendrez tout sur les différentes races telles que les guépards, les lions et les ocelots. Nous vous fournirons des informations sur leur comportement et leur habitat, afin que vous puissiez organiser un voyage pour observer ces félins insaisissables en personne.

L’oncille

L'oncille

L’oncille, ou petit cousin de l’ocelot, vit caché dans les forêts tropicales denses d’Amérique du Sud. Cet animal est également appelé chat-tigre, cependant, il ne ressemble en rien à son grand homologue félin. L’oncille ressemble davantage à l’ocelot et n’est que légèrement plus grand qu’un chat domestique moyen, mais généralement plus léger. Son épais pelage doux présente des rosettes foncées qui l’aident à se camoufler dans la végétation de la forêt tropicale d’Amérique latine. Aussi à l’aise sur terre que dans les arbres, ce petit félin nocturne se nourrit de rongeurs, d’oiseaux, de reptiles et d’insectes qu’il traque à distance. Les femelles n’ont généralement qu’un seul petit. Ce mode de reproduction assez lent et les pressions humaines viennent compliquer la survie de l’oncille.

Il est chassé pour sa peau et les hommes colonisent peu à peu ses zones de reproduction favorites, des forêts de nuages, pour y planter du café. Sa population en déclin est classée, vulnérable sur la liste rouge de l’UICN.

Le jaguarondi

jaguarondi

Ce membre de la famille des chats est parfois appelé « chat-loutre » du fait de son apparence inhabituelle. En effet, avec une tête plate, des oreilles rondes et une queue rappelant celle d’une loutre, ce petit félin d’Amérique du Sud semble plus proche d’une belette que d’un guépard. Mais c’est pourtant son cousin vivant le plus proche. Le jaguarondi est également connu sous le nom d »eyra ». La confusion liée aux différents noms de ce chat provient de ses couleurs. Les chercheurs pensaient à l’origine que les différences de coloration dépendaient de l’espèce : le nom d’eyra a été donné aux animaux de couleur rouge alors que le nom de jaguarondi a été donné à tous les autres animaux plus foncés.

Ce félin passe la majeure partie de son temps dans les arbres et devient plus actif au crépuscule lorsqu’il descend au sol pour chasser. Il possède une queue très longue pouvant mesurer jusqu’à 61 cm ainsi que des pattes courtes mais puissantes, équipées de griffes acérées.

Le margay

margay

Plus petit que l’ocelot, auquel il ressemble beaucoup, et un peu plus grand que l’oncille, le margay est l’un des discrets félinés qui peuplent les forêts d’Amérique centrale et d’Amérique du Sud. C’est le plus arboricole d’entre eux, son extraordinaire souplesse lui conférant une aisance sans pareille parmi les branches. Grâce à ses pattes postérieures qui peuvent pivoter à près de 180°, il peut descendre le long d’un tronc la tête la première. C’est aussi un excellent chasseur au sol ou dans les arbres. S’il s’attaque le plus souvent à des rongeurs et des reptiles, il est capable d’attraper des proies bien plus grandes, comme de jeunes cervidés et des paresseux.

En plus d’être agile et rapide, le margay peut couvrir jusqu’à 3,7 m en seul bond. Plus étonnant encore, il imite le cri du tamarin bicolore, un singe brésilien, pour le leurrer. Cette technique de chasse élaborée n’a jamais été observée chez d’autres félins.

Le chat sauvage d’Europe

chat sauvage d'Europe

Le chat sauvage d’Europe vit dans les zones boisées de la péninsule ibérique en remontant vers le nord-est et le long de la Méditerranée, en Turquie et dans le Caucase. On trouve également une population isolée en Écosse. Leur nombre a dramatiquement diminué au cours des dernières années. C’est une espèce rare qui n’est pas souvent observée par l’homme. La fourrure des chats sauvages est 50 % plus épaisse que celle des chats domestiques. Une couche inférieure duveteuse retient la chaleur tandis que la couche supérieure fait office d’imperméable. La couleur du pelage peut varier du gris ardoise au marron foncé, avec un motif tigré. Les pattes postérieures ne comportent que quatre doigts (au lieu de cinq). Chacune des griffes est protégée par une gaine.

Les chats sauvages chassent principalement des rongeurs et peuvent également attraper des oiseaux. La population écossaise, vivant sur des plaines plutôt ouvertes, chasse des lapins et des lièvres. Ils ont été persécutés en nombre par les gardes-chasse, mais la menace la plus grande de nos jours est le chat domestique. Ils s’hybrident rapidement et ce processus est très difficile à arrêter. Des études ont montré que sept chats sauvages en Écosse sur huit portent des gènes de chat domestique.

Le chat de Pallas

chat de Pallas

Le chat de Pallas ressemble plus à un Ewok qu’à un félin : il est le seul représentant de son genre au monde. Si sa carrure est proche de celle du chat domestique, son allure est toute différente. Sa fourrure, ocre en été et grise en hiver, est particulièrement longue, épaisse et dense afin de le protéger du froid des steppes d’Asie centrale. On le trouve de la mer Caspienne jusqu’à l’est de la Chine, et jusqu’à 5050 m d’altitude sur le plateau tibétain. Ce petit félin solitaire passe ses journées dans les grottes et crevasses de son environnement minéral, puis sort pour chasser au crépuscule.

Ne courant pas très vite, il compte principalement sur l’effet de surprise pour attraper ses proies, comme les gerbilles, les pikas, les perdrix et les marmottes. Le climat de son habitat étant extrême, le chat de Pallas n’a qu’une courte période chaque année pour se reproduire : les femelles donnent naissance de deux à six petits dont le taux de mortalité est élevé. La survie de l’espèce étant précaire, elle est protégée dans tous les pays où elle est présente, à part la Mongolie.

Le chat à tête plate

chat à tête plat

Le chat à tête plate est un petit félin (il mesure environ 40 cm de longueur en moyenne) parfaitement adapté aux milieux humides d’Asie du Sud-Est. Il a le corps d’un nageur avec ses minuscules oreilles, ses pattes à moitié palmées et sa petite queue. Ses longues griffes semi-rétractiles lui permettent de saisir habilement les poissons et autres proies glissantes qu’il pêche dans les cours d’eau douce et les marécages. Sa tête allongée et aplatie est contrastée par des dents particulièrement longues et pointues, un trait typique des piscivores.

Ce petit féliné est encore mal connu : extrêmement discret dans la nature, il est très rare en captivité, seuls quelques individus étant gardés dans des zoos de Malaisie et de Thaïlande. On estime qu’il ne reste que 2500 chats à tête plate adultes à l’état sauvage, aucune sous-population ne comptant plus de 250 individus à cause de la fragmentation grandissante de leur habitat.

Le chat de Biet

chat de Biet
(c) Photo Shan Shui Conservation Center, Chine

Le chat de Biet ou chat de Mongolie vit sur la partie orientale du plateau tibétain, dans les prairies et buissons qui poussent entre 2500 et 5000 m d’altitude. Son épaisse fourrure brune à gris clair lui permet de supporter les températures extrêmes de son environnement : les étés y sont brûlants et les hivers terriblement rudes, et des vents secs y soufflent toute l’année. Bien plus gros qu’un chat domestique, il mesure en moyenne 70 à 85 cm de longueur, avec une queue de 29 à 35 cm. Il est considéré comme rare : il ne resterait que 10 000 individus matures au plus, parfois chassés pour leur peau bien que l’espèce soit protégée.

C’est l’un des félins les moins connus au monde : seuls quelques spécimens ont été gardés dans des zoos, et toutes les tentatives de reproduction en captivité se sont soldées par des échecs. Il se nourrit en grande partie de rongeurs comme les pikas, qui sont eux-mêmes victimes de campagnes d’empoisonnement, menaçant la survie du petit prédateur dans certaines régions.

Le chat viverrin

chat viverrin

Aussi appelé chat pêcheur, ce félin diurne de taille moyenne vit dans les zones humides d’Asie du Sud-Est où il se nourrit principalement de poissons et de crustacés. Il est également capable de chasser des petits mammifères, des oiseaux, voire du bétail. Il partage une partie de son aire de répartition avec le chat à tête plate mais il est deux fois plus gros que lui et présente un pelage tout à fait différent : il est gris olive et marqué de ravures et taches sombres. Trapu et compact, il est bien adapté à la vie aquatique avec ses petites oreilles et sa queue courte qu’il utilise comme un gouvernail dans l’eau. Il est capable de parcourir de longues distances à la nage et même sous l’eau.

Particulièrement féroce, il a la réputation de pouvoir tuer des léopards deux fois plus gros que lui. Son habitat étant menacé par l’expansion humaine, le chat viverrin est classé vulnérable par l’UICN.

Le serval

serval

Le serval, avec son allure un peu dégingandée, est particulièrement attendrissant. Pour sa taille, il a les plus longues pattes et les plus grandes oreilles de tous les félins. Ses pattes efflanquées sont parfaites pour bondir et fouiller dans des terriers afin d’en sortir un rongeur a déguster. Ses oreilles disproportionnées perchées sur sa tête sont elles aussi utilisées pour ses chasses spécialisées : il s’en sert comme d’une grande antenne satellite assez sensible pour entendre les proies enfouies sous terre. Le long cou du serval, qui lui vaut parfois le nom de « chat-girafe », lui permet de jeter des coups d’oeil au-dessus des hautes herbes de la savane pour voir arriver les prédateurs et les opportunistes comme les léopards et les hyènes.

Le chat sauvage d’Afrique

chat sauvage d'Afrique

Le chat sauvage d’Afrique, aussi connu sous le nom de chat ganté, et l’une des cinq sous-espèces de chats sauvages. Bien plus a petit que le chat sauvage européen, mais aussi plus docile, il est l’ancêtre du chat domestique. Sa fourrure courte de couleur sable est tigrée et tachetée, et ses oreilles sont ornées de touffes de poils appelées « pinceaux », comme les lynx. On le trouve en Afrique du Nord et en périphérie de la péninsule arabique jusqu’au bord de la mer Caspienne. Son habitat est varié : il peuple aussi bien des zones montagneuses que des savanes et des déserts. Son ouïe exceptionnelle lui permet de localiser ses proies la nuit : il les suit en silence puis bondit pour les attraper, se nourrissant principalement de rongeurs, d’oiseaux, de reptiles et d’insectes. Il ne boit que rarement, se contentant de l’eau contenue dans la viande qu’il consomme.

Comme le chat domestique, le chat sauvage d’Afrique hérisse ses poils pour paraître plus imposant lorsqu’il se sent menacé. Son cycle de reproduction rapide est similaire à celui du chat de maison, et son habitat n’intéresse que peu l’homme, ce qui fait de lui l’une des rares espèces de félins sauvages dont la survie n’est pas en danger à l’heure actuelle.

Le chat des sables

chat des sables

Ces chats comptent entre autres sur leur petite taille et leur couleur pour se camoufler dans les prairies où les cachettes naturelles sont rares. Ils sont bien protégés de la chaleur désertique grâce à leur longue fourrure recouvrant leurs coussinets qui leur permet ainsi de marcher sur le sable brûlant. Ils sont difficiles à observer puisqu’ils sortent de leur terrier uniquement pour chasser au crépuscule lorsque les températures sont plus fraîches dans le désert.

Le chat des sables est traqué par de nombreux prédateurs, parmi lesquels figurent des serpents venimeux, des rapaces et les loups. Cette espèce est moins territoriale que la plupart des autres chats puisque les mâles partagent leur terrier et qu’ils sont de nature assez calme. Les chats des sables sont solitaires et les femelles mettent bas seules.

Le chat doré de Bornéo

Chat de Bornéo (Chat bai)
Photo Jim Sanderson / Wikipédia

Le chat doré de Bornéo est l’un des félins les plus rares au monde : en 2013, des scientifiques de l’Imperial College de Londres ont réussi à filmer le chat doré endémique à Bornéo, et cette vidéo a défrayé la chronique. Photographié pour la première fois en 1998, cet animal est l’un des plus rares sur terre. En effet, il pourrait n’y avoir que 2500 représentants de cette espèce. Le chat doré de Bornéo est une créature nocturne qui préfère vivre cachée dans les denses forêts tropicales de l’ile.

Nous ne savons donc que très peu de choses sur lui, si ce n’est qu’il a la taille d’un chat domestique, une longue queue et une fourrure rousse ou grise, les deux types arborant une longue marque blanche. On ne connaît pas du tout ses mœurs en matière de reproduction et d’alimentation, mais l’observation de 2013 nous a appris un fait crucial : comme le discret félin a été repéré dans des zones où les arbres avaient été coupés, il semblerait qu’il soit capable de survivre dans des endroits partiellement déboisés.

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