Top 10 faits à connaître sur les lapins
1. Les dents du lapin poussent en continu
Les dents des lapins poussent toute leur vie, à raison de plusieurs millimètres par semaine. Cette croissance constante concerne aussi bien les incisives que les molaires. Pour éviter qu’elles ne deviennent trop longues, le lapin doit mâcher quotidiennement des aliments très riches en fibres, notamment du foin.
Cette usure naturelle est indispensable. Si elle ne se fait pas correctement, des malocclusions peuvent apparaître, provoquant douleurs, abcès ou difficultés à s’alimenter. Une alimentation adaptée et un contrôle vétérinaire régulier sont essentiels pour préserver leur santé bucco-dentaire.
2. Comment s’appellent les lapins selon leur sexe
La femelle est appelée lapine. Le mâle se nomme bouc, et plus rarement bouquin, un terme ancien encore utilisé dans certains contextes d’élevage. Les petits sont des lapereaux.
Chez le lapin de Garenne, espèce à l’origine de tous les lapins domestiques, la vie sociale s’organise autour de terriers appelés garennes. Les groupes fonctionnent selon une hiérarchie précise, surtout entre femelles. Contrairement à certaines idées reçues, le mâle ne joue pas toujours un rôle protecteur dominant, la structure sociale étant plus complexe qu’il n’y paraît.
3. Une mastication ultra rapide
Un lapin peut effectuer jusqu’à 120 mouvements de mâchoire par minute lorsqu’il mange. Cette mastication rapide et latérale permet de broyer efficacement les fibres végétales, indispensables à son système digestif très particulier.
Le transit intestinal du lapin dépend directement de cette consommation importante de fibres. Une alimentation trop pauvre en foin peut ralentir le transit et entraîner des troubles graves. Cette mastication intense contribue également à l’usure homogène des dents, évitant les déséquilibres dentaires.
4. Les lapins pratiquent la caecotrophie
Le système digestif du lapin est unique. Il produit deux types de selles distinctes. Les premières, appelées caecotrophes, sont molles et regroupées en grappes. Riches en vitamines, protéines et acides gras, elles sont réingérées directement par l’animal.
Ce phénomène naturel, appelé caecotrophie, permet une seconde digestion et une assimilation optimale des nutriments. Les secondes selles, plus dures et sèches, correspondent aux déchets définitifs. Ce comportement peut surprendre, mais il est parfaitement normal et indispensable à l’équilibre nutritionnel du lapin.
5. Les lapins naissent aveugles et totalement dépendants
À la naissance, les lapereaux sont particulièrement vulnérables. Ils naissent aveugles, sourds et dépourvus de poils. Leur survie dépend entièrement de la chaleur et du lait maternel. La lapine ne reste pas constamment auprès de ses petits, mais elle les nourrit généralement une à deux fois par jour.
Leur pelage commence à apparaître après quelques jours, et leurs yeux s’ouvrent vers le dixième jour. Malgré les différences de pelage observées chez les races adultes comme les Angoras ou les Rex, tous les lapins partagent ce même début de vie fragile.
6. Une capacité de reproduction remarquable
La gestation d’une lapine dure environ 28 à 31 jours. Une portée compte en moyenne entre 4 et 12 petits, mais certaines peuvent être bien plus nombreuses. Cette fertilité élevée permet aux populations de se développer rapidement lorsque les conditions sont favorables.
Une lapine peut avoir plusieurs portées par an. Cette capacité reproductive explique pourquoi le lapin est souvent associé à la fécondité dans de nombreuses cultures. Elle demande toutefois une gestion responsable en élevage comme en adoption domestique.
7. Une espérance de vie variable selon les conditions
Contrairement à une idée répandue, un lapin domestique peut vivre longtemps. Son espérance de vie se situe généralement entre 8 et 12 ans, et certains dépassent cet âge avec des soins adaptés.
L’alimentation joue un rôle central, tout comme l’espace de vie, l’exercice quotidien et la prévention des maladies. Les lapins vivant en intérieur, protégés des prédateurs et des intempéries, bénéficient souvent d’une meilleure longévité que ceux élevés exclusivement en extérieur.
8. Les lapins ne sont pas des rongeurs
Bien qu’ils soient souvent confondus avec les rongeurs, les lapins appartiennent à l’ordre des lagomorphes. Cette classification scientifique les distingue notamment par leur dentition. Ils possèdent deux paires d’incisives supérieures, alors que les rongeurs n’en ont qu’une seule.
Cette différence anatomique justifie leur séparation dans un groupe distinct, aux côtés des lièvres et des pikas. Cette précision peut sembler technique, mais elle souligne l’originalité biologique du lapin.
9. Une ouïe et une vision adaptées à la survie
Les longues oreilles du lapin peuvent pivoter jusqu’à 180 degrés et bouger indépendamment l’une de l’autre. Cette mobilité lui permet de détecter et localiser précisément les sons, même à distance.
Sa vision est également adaptée à la vigilance. Placés sur les côtés de la tête, ses yeux lui offrent un champ de vision très large, presque panoramique. En revanche, il distingue moins bien les détails de près. Ces caractéristiques font de lui un animal parfaitement adapté à la fuite face aux prédateurs.
10. Tous les lapins domestiques ont un ancêtre commun
On recense aujourd’hui plus de 300 races de lapins domestiques à travers le monde, allant des races naines aux géantes, avec des pelages courts, longs, frisés ou soyeux. Malgré cette diversité impressionnante, elles descendent toutes du lapin de Garenne.
Originaire du sud de l’Europe et du nord-ouest de l’Afrique, cet ancêtre a été domestiqué il y a plusieurs siècles. Les sélections opérées par l’être humain ont progressivement façonné des lapins aux caractéristiques variées, destinés à la compagnie, à l’élevage ou à des critères esthétiques spécifiques.