Balbuzard pêcheur

Autres noms : Osprey
LC Préoccupation mineure

Ce grand rapace piscivore a une très vaste aire de répartition, seulement devancé, dans la famille des rapaces, par le Faucon pèlerin. Il migre dans de nombreuses régions, en dehors de l'Amérique du Sud où sa population est sédentaire. Seules 5 autres espèces d'oiseaux ont une distribution aussi étendue sur terre.

Taille : 59 à 62 cm
Poids moyen : 1,2 à 1,6 kg
Espérance de vie : 18 à 20 ans
Origine : Monde entier

Caractéristiques

Le plumage épais et huileux du balbuzard pêcheur l'empêche de se gorger d'eau, la puissance de ses muscles alaires lui permettant de reprendre facilement son envol tout en tenant le poisson.

  • Tête : le balbuzard n'est pas chauve, mais le dessus de sa tête est d'un blanc immaculé.
  • Yeux : il présente un bandeau blanc sur l'œil.
  • Bec : crochu, noir.
  • Pattes : il possède des doigts égaux, mais réversibles, pouvant se tourner vers l'avant ou l'arrière, ce qui lui permet de saisir les poissons même les plus glissants. L'ongle est long et acéré.
  • Queue : brune, barrée de blanc.
  • Envergure : 175cm.
  • Plumage : le ventre est blanc, le plumage est sombre sur les parties supérieures, les ailes sont blanches en dessous.
  • Dimorphisme : la femelle est plus grande et plus grosse que le mâle.
  • Taille : 58 – 60 cm (Mâle)  60 – 64 cm (Femelle)
  • Poids : 1,2 – 1,6 kg (Mâle)  1,2 – 1,7 kg (Femelle)
Données scientifiques
Groupe Rapaces diurnes
Ordre Accipitriformes
Famille Pandionidés
Genre Pandion
Nom scientifique Pandion haliaetus

Caractère et comportement

Le balbuzard a un vol puissant avec des battements d'ailes très amples. Il émet des sifflements brefs ou lance une succession de « piou piou » s'il se sent en danger.

Alimentation du Balbuzard pêcheur

Le balbuzard est piscivore, il mange pratiquement tous les types de poissons qu'ils peut attraper, péchant des poissons pesant jusqu'à 2 kg et mesurant jusqu'à 35 cm. Ce n'est que très occasionnellement qu'il passera à d'autres proies, comme les ou les lapins, s'il ne trouve pas de poissons.

C'est un bon pêcheur et sa vue perçante lui permet de repérer les poissons à une hauteur de 40 mètres au-dessus de la surface de l'eau. Se concentrant sur sa proie, le rapace plonge, ajustant l'angle de son plongeon pour contrer l'effet de la réfraction. Celle-ci peut laisser penser que le poisson est dans une position différente, plus proche de la surface qu'il ne l'est en réalité en raison du changement dans la façon dont les rayons de lumière se déplacent entre l'air et l'eau. Lorsqu'il touche l'eau, le balbuzard pêcheur peut obstruer ses narines, empêchant leau d'entrer.

Si le poisson fait plus du tiers de son propre poids, il doit le lâcher. Souvent, il est attaqué par d'autres oiseaux comme les Grand Cormoran qui veut se saisir du poisson qu'il tient dans son bec.

Mais son ennemi le plus tenace est le Pygargue à tête blanche qui l'attaque par en dessous, forçant le balbuzard à prendre de l'altitude jusqu'à ce qu'épuisé, il lâche enfin sa proie. L'assaillant s'en saisit en vol. Mais le balbuzard est rancunier et s'il a réussi à garder le poisson, et qu'il l'a déposé au nid, il va impressionner celui qui a voulu le voler en lui cherchant querelle.

Habitat et répartition géographique

Oiseau cosmopolite, absent des régions polaires ainsi que de la Nouvelle-Zélande et de l'Amérique du Sud méridionale, le balbuzard pêcheur est surtout présent en Amérique du Nord et en Europe. Oiseau migrateur, il quitte les régions tropicales pour remonter vers le nord, sa terre natale, notamment à Snowdonia. Il se plaît près des rivières, des lacs et à l'embouchure des fleuves. On peut aussi apercevoir cet oiseau en bord de mer.

Les balbuzards nichant en Europe migrent vers l'Afrique du Nord ou la péninsule ibérique pour l'hiver, tandis que leurs homologues canadiens et américains s'échappent vers l'amérique du sud (quelques-uns restant dans des États comme la Floride et la Californie). En revanche, les populations de balbuzards d'Australie et des Caraïbes quittent rarement leur terre natale.

Migration

Lors de leur migration, les balbuzards parcourent environ 280 km par jour, préférant voler pendant les heures du jour. En général, les oiseaux d'Europe passent l'hiver en Afrique, mais certains volent parfois jusqu'en Asie. Ceux d'Amérique du Nord vont en Amérique du Sud, alors que quelques-uns passent simplement l'hiver en Floride.

Reproduction

Au cours de ses longues migrations en solitaire, le Balbuzard pêcheur revient toujours en été pour trouver sa partenaire sur le même site de nidification. Celui-ci est fait d'un volumineux amas de branchages situé au sommet d'un arbre ou sur un piton rocheux. Tous deux acceptent la présence d'autres petits oiseaux comme des moineaux qui ne les gênent pas.

Lors de la parade nuptiale, pour séduire la femelle, le mâle lui apporte des petites branches pour restaurer le nid et du poisson frais pour elle. Il sait se montrer convaincant en faisant scintiller au soleil les écailles des poissons qu'il pêche. Il effectue une chorégraphie aérienne ponctuée de cris stridents.

La couvaison dure 37 jours et le mâle nourrit sa compagne. Ensemble, ils élèvent leurs petits. Le mâle va à la pêche, la femelle dans le nid dépèce le poisson et donne des petits bouts aux oisillons. La quête de la nourriture par le père pour nourrir les oisillons est intense. La mère part la première vers son lieu de migration pendant que le père continue pendant plusieurs jours encore à nourrir les oisillons.

Menaces & conservation

Le balbuzard est situé en haut de la chaîne alimentaire. Il fait partie de l'écosystème fluvial. Il a besoin de poissons pour vivre et est sensible aux polluants qui restent dans l'atmosphère. C'est un indicateur de la qualité du milieu. Le balbuzard a de nombreux prédateurs comme les rapaces, les ratons laveurs qui mangent ses œufs. Dans le cadre de sa protection, on construit des piliers de nidification afin que le nid soit édifié en hauteur. Le ramassage d'œufs par les collectionneurs, qui les appréciaient pour leurs dessins variés, est formellement interdit.

En France, il est classé Vulnérable par l'UICN (voir le site de l'INPN). Sa disparition a été constatée depuis un demi-siècle, mais une politique de réintroduction a été mise en place et le balbuzard est de retour. Il bénéficie d'une protection totale.

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